En massage, les mots aident-ils ou blessent-ils ?
 
Les recherches indiquent que la perception de la douleur par une personne est une question complexe, fondée en partie sur ses croyances et ses expériences.
C’est pourquoi les bons mots sont tout aussi importants que les bonnes techniques manuelles pour une séance thérapeutique bénéfique et des résultats optimaux.

Ce que le thérapeute dit ou ne dit pas peut déterminer si un client est capable de calmer son esprit, son corps et de déclencher la chaîne d’auto-guérison.  Trois compétences spécifiques en communication verbale  améliorent et impactent l’expérience du travail corporel en optimisant l’intégration corps-esprit.
Les mots que nous utilisons altèrent la physiologie du corps, car le corps reçoit tout ce que l’esprit lui dit.
Les mots sont puissants
L’interaction entre l’esprit et les réponses physiologiques du système immunitaire et du système nerveux est à la base de la science de la psychoneuroimmunologie, ainsi que de techniques telles que le biofeedback et les thérapies corps-esprit. Nos pensées et nos sentiments affectent profondément nos fonctions physiologiques. Nos pensées et nos sentiments peuvent même nous amener à entrer ou à sortir de la réponse sympathique ou de la réponse parasympathique.
Les mots sont si puissants parce qu’ils sont des symboles psycho-neurolinguistiques, ce qui signifie qu’il existe un lien entre un mot et une signification plus profonde liée à ce mot. Certaines pensées sont électriques; elles passent rapidement, peuvent être filtrées ou annulées.
Cependant, certains mots et expressions se répètent plus souvent et une image, une attente, une habitude se développe autour de ce mot ou de cette phrase, selon Emmett E. Miller, MD, dans son livre intitulé Deep Healing: The Essence of Mind / Body Medicine. . Les images produites par certains mots ou certaines phrases peuvent produire une libération minutieuse de neuropeptides qui influent l’humeur, la perception, l’immunité et la douleur.
Par exemple, fermez les yeux et imaginez couper, puis goûter un citron juteux et jaune vif. Votre bouche salive maintenant, non? Ensuite, fermez les yeux et répétez chacune de ces phrases pendant une minute, puis remarquez ce qui se passe dans votre corps et votre esprit pendant et immédiatement après les phrases:

« Mon corps est crispé et tendu » et ensuite,

«Mon corps est une rivière fluide»

Que remarquez-vous?

Dans le domaine des thérapies corporelles, il existe un facteur commun chez les clients souffrant de douleur chronique: ces clients commencent souvent leurs séances en décrivant leur douleur de manière péjorative, telle que «C’est ma mauvaise hanche»; « Je suis une épave »; ou «je suis tout tordu.» Changer leur relation avec leur corps en faisant des choix de langage conscients est essentiel pour faire face à leur douleur chronique et pour améliorer le lien qu’ils entretiennent  avec leur corps.

Votre thérapeute peut transformer ses interventions:
Les trois compétences de communication conscientes suivantes de votre thérapeute peuvent transformer des interactions ordinaires en un dialogue thérapeutique intentionnel, transformateur.

1. Le thérapeute gardera la communication positive et affirmative. Les mots positifs rendent les gens plus réceptifs. Les gens veulent croire en un résultat positif de leur soin. Sans faire de garanties ni de prétentions impossibles, le thérapeute choisira des phrases encourageantes qui aident le client à penser plus positivement et à le faire participer activement au processus de guérison.

Par exemple, lorsqu’un client demande 10 à 15 minutes après le début de la session: «Alors, à quel point suis-je vraiment mal?». Le thérapeute pourrait inconsciemment dire: «Ce sont les muscles les plus tendus que j’ai vu ce mois-ci!».  Mais une réponse de communication thérapeutique intentionnelle, transformative, renvoie la question au client; une réponse reflétant ce type de  processus ressemblerait à quelque chose comme: «Comment votre corps se sent-il? »

Le thérapeute aidera le client à décrire la sensation plutôt que les concepts abstraits, en lui demandant: «Est-ce que cela semble tendu, doux, est-ce que ça tire ou irradie? La douleur doit être reconnue, nommée et exprimée avant de disparaître, car tout ce à quoi nous résistons persiste.

Cependant, une fois que la douleur a été décrite en détail (douleur aiguë, sourde, douloureuse, engourdie), le thérapeute demandera, «À quoi ressemble la sensation dans la région maintenant?» Et à la fin de la séance, «Comment est-ce que cette zone vous fait sentir maintenant? » le thérapeute guidera son client avec des mots positifs tels que plus chauds, plus doux, plus souples et répétez ces mots.

La verbalisation de l’expérience corporelle avec des conseils pour développer une conscience de l’incarnation bienveillante relance souvent le processus de guérison. Les mots et expressions positifs incluent chaud, bon, confortable, facile, etc. Utiliser ces mots a un effet positif,  et induit la réponse parasympathique, selon Rick Hanson, Ph.D., dans son article, «Détendu et content: Activer l’aile parasympathique de votre système nerveux».

L’imagerie thérapeutique transformative utilise et répète des phrases telles que «Vous sentez-vous bien, avez vous assez chaud?» Plutôt que «Avez-vous froid?» Les mots négatifs divisent le corps et l’esprit, induisent une réponse sympathique et interrompent le processus de guérison, selon Tara Bennett-Goleman dans son livre, Alchimie émotionnelle: comment l’esprit peut guérir le cœur. Les mots négatifs incluent des mots tels que douleur, perte, mal, inquiétude,  dur, pression. Alors, « Comment va la pression? » devrait se transformer en « Que ressentez-vous? » Ou « Dois-je alléger la pression ou aller plus loin? »

2. Les mots transformateurs sont descriptifs et stimulent les sens et le système limbique, ou le cerveau émotionnel, selon Ernest L. Rossi et David B. Cheek, dans leur livre Thérapie corps-esprit: méthodes de guérison idéodynamique dans l’hypnose.

 Par exemple, la relaxation est un concept abstrait pour beaucoup de personnes qui ont oublié ce que signifie être détendu. Un thérapeute qui demande aux clients de se «détendre» leur demande d’exécuter une tâche qu’ils ne savent pas faire, ce qui les rend encore plus tendus. Au lieu de cela, il pourra utiliser des images et des mots descriptifs qui conduisent le client à créer un symbole de relaxation. Des phrases telles que « Vos épaules sont durs comme de la pierre! » Se transforment en « Imaginez que votre épaule ramollit et fond comme du beurre chaud » ou « Imaginez un rayon de soleil doré réchauffant et touchant doucement votre épaule ».

3. Utilisez des mots puissants de sens et évocateurs. Ce qui rend les mots puissants, c’est le sens que nous leur donnons. par exemple, la lavande est un mot plus puissant que le violet.

Les thérapeutes utilisent votre nom, le mot le plus puissant qui puisse être utilisé avec quiconque est son nom. Utiliser le nom d’un  client trois à cinq fois au cours d’une session  de soin, en particulier lors de la première session,  établit un lien de confiance. Cela établit un lien connecté et donc réactif et ouvert. 

Parler – ou pas
Il existe des clients qui aiment discuter lors de leurs sessions. Les conversations informelles et les rencontres mutuelles sont une partie vitale de toutes les interactions humaines, établissant des relations et nous permettant de nous sentir en sécurité et connectés les uns avec les autres.

Cependant, une conversation excessive distrait le client et le thérapeute du corps, de la respiration et du moment présent. Reconnaître le moment où cela se produit, modifier la dynamique et guider le client vers la conscience de sa respiration et de son corps est une compétence de communication puissante. La plupart des gens de la culture moderne ont besoin de moments de silence dans leur vie. Le silence est un aspect vital du travail corporel: lorsque les yeux, la bouche et les oreilles ne sont pas actifs, le sens du toucher est amplifié; la capacité du client  à ressentir et à expérimenter son corps augmente énormément dans le silence.

Pour le thérapeute le meilleur moyen de guider un client bavard vers le silence est de lui demander de se concentrer sur sa respiration et la sensation de toucher. Le thérapeute pourra davantage amplifier l’intégration corps-esprit en utilisant des huiles essentielles , en jouant une  musique apaisante aimée par le client, en l’ invitant à visualiser sa couleur préférée. S’endormir dans le silence peut induire une expérience intégrative profonde.

Certains clients sont presque trop silencieux. Quand l’esprit est préoccupé par les pensées du passé ou du futur, il demeure souvent dans des émotions négatives – inquiétude, peur, regret, poids des responsabilités, appréhension . Cela se traduit par un corps tendu et contracté, des respirations superficielles et peu fréquentes. Le thérapeute les guidera  vers le moment présent et vers une connexion avec leur corps ce qui amplifiera considérablement les résultats thérapeutiques.

Education 
De nombreuses techniques de travail corporel  nécessitent une certaine formation anatomique et structurelle au cours de la session. C’est un aspect essentiel de la guérison, car il aide souvent les clients à créer plus de conscience corps-esprit, ce qui entraîne des changements et des modifications dans les habitudes et les comportements posturaux. 

L’utilisation intentionnelle du langage pour améliorer les résultats thérapeutiques implique d’éviter certains mots et certaines phrases tout en exploitant une écoute perspicace et empreinte de compassion pour trouver des mots et des phrases de transformation déterminantes pour modifier l’état d’esprit du client.

Un dialogue thérapeutique intentionnel et attentif fera basculer la perspective de soin dans une direction positive avec des mots tels que «Laissons-nous le temps de nous réaligner, nous revenons sur  la bonne voie et bientôt tout coulera sans à coups».

Transformer le dialogue interne
Il y a des mots qui ouvrent les gens et des mots qui ont tendance à les fermer. Les compétences de communication conscientes améliorent les séances de travail du corps avec des mots descriptifs puissants et positifs qui unissent le corps et l’esprit. En tant que client appliquez cette approche pour transformer également votre dialogue interne. Soyez patient et compatissant avec vous-même lorsque vous commencez à passer à un usage conscient du langage thérapeutique.

S’agissant du dialogue thérapeutique et des thérapies corps-esprit, une limite importante, mais souvent floue, à respecter est celle qui consiste à utiliser le dialogue pour améliorer le travail corporel sans pour autant aller trop loin dans le travail psychologique. Comme dans toutes les thérapies corporelles, le thérapeute sera guidé par les plus hautes intentions éthiques, dans l’intérêt de son client.

A propos de l’auteur:

Article traduit de Massage Magazine d’ Anna Lunaria 

https://mindfulness-spain.com/Relaxed-and-Contented

 

 

 

 

En massage, profond ne veut pas dire meilleur.

 

Je n’aurais jamais pensé que ce jour arriverait. Mais le jour est bien là, comme pour la musique dite populaire, comme pour la restauration que l’on appelle restauration rapide et qui est aussi populaire,  le massage le plus populaire n’est pas le meilleur. Populaire ne veut pas dire automatiquement bon!

Cela peut même ressembler à de la restauration rapide (fast food), régime qui n’est pas nourrissant et qui s’il est pris quotidiennement  peut même être malsain. Je parle ici de ce massage appelé p-rofond qui se fait trop souvent passer pour un massage des tissus profonds.

 

Je ne dénigre pas cette technique, le massage des tissus profonds à son meilleur est une thérapie merveilleuse! De nombreux enseignants en massage ont créé des livres entiers, des vidéos et d’autres offres de formation continue avec intégrité, expertise et passion. De plus, le massage des tissus profonds bien documenté et bien présenté est un apprentissage et une pratique essentielle pour tous les thérapeutes. Cependant, une grande partie des massages en profondeur, peut-être même la majorité, ne sont ni réalisés ni promus avec intégrité et rigueur intellectuelle ou thérapeutique.

 

Premièrement, lorsqu’on présente dans les offres des entreprises de massage le Suédois comme étant superficiel et le Deep Tissue comme étant la principale alternative thérapeutique, on ouvre déjà la voie à une idée fausse: on présuppose que le Suédois est superficiel et que le Deep Tissue est, bien entendu, plus profond.

 

Lorsqu’on pose la question implicite :voulez-vous un massage superficiel ou un massage plus profond? Combien de personnes choisiraient superficiel?

 

Mensonge

Il est souvent affirmé dans les cliniques et spas que si vous voulez un soulagement efficace de la tension musculaire, un massage plus profond est forcément le meilleur choix. Ce que l’on ignore, c’est que le Suédois n’est pas un massage plus léger ni plus superficiel, bien qu’il puisse être enseigné de cette façon dans de nombreuses écoles.

 

Le massage aux États-Unis a été fortement influencé par le style de massage Californien, souvent plus léger et plus fluide. Ainsi, ce que nous appelons le Suédois est souvent un mélange de vrai Suédois – ce qui était traditionnellement un travail assez profond impliquant des pétrissages et des frictions importantes – avec  du massage Californien de style plus en effleurages.

 

La fausse et mauvaise  hypothèse, la plus couramment sous entendue et liée au travail des tissus profonds est que pour obtenir un effet thérapeutique optimal, les thérapeutes doivent appliquer beaucoup de pression. C’est faux – en fait, c’est aussi simpliste que de supposer qu’une musique efficace doit être une musique forte – car la relaxation des muscles n’est en grande partie pas le résultat de la pression forte en massage; elle est le résultat du système nerveux qui cesse d’envoyer au muscle le message de tension.

 Trois groupes ont construit et continuent d’entretenir ce mythe 

 

1. Le grand public, nos clients. Tant d’athlètes et d’autres personnes très musclées croient que si ça ne fait pas mal, ça ne donne rien.

 

Bien que le client ait besoin de suffisamment de pression pour se sentir bien pris en charge, nous rencontrons maintenant fréquemment des clients qui demandent autant de pression que nous pouvons en mettre, parfois même en se vantant: « Vous ne pouvez pas me faire mal! » comme si c’était une bonne chose.

 

Ces personnes, que ce soit par le bouche à oreille ou par leurs expériences de massage antérieures, ont peut-être fait l’expérience d’un massage Suédois inefficace, trop léger ou pas assez précis anatomiquement.

 

Ce qui est nécessaire est que nous travaillions superficiellement ou en profondeur et que nous le fassions avec plus d’intelligence, plus de sensibilité, plus de clarté anatomique et donc généralement moins de force.

 

Substituer la force à l’intelligence – qu’il s’agisse de guerres ou de soins de santé – est généralement une mauvaise idée.

 

2. Les Massothérapeutes. De nombreux thérapeutes n’ont pas suivi de formation suffisante en massage. Ils ont d’abord appris un travail supposément plus léger, puis, voyant que cela pouvait ne pas être très efficace, ils ont simplement ajouté du poids au pouce carré.

 

En outre, ils répondent à la demande de travail excessivement profond par nécessité économique; c’est-à-dire, l’offre doit répondre à la demande.

 

Ironiquement, on constate que, quelques années plus tard, après avoir travaillé en cabinet privé ou en tant qu’employés pendant un certain temps, les massothérapeutes sont soudainement fascinés par le travail craniosacral partiellement parce qu’il devient ainsi évident que vous ne devez pas exercer beaucoup de pression afin d’avoir un effet profond.

 

3. Les employeurs en massothérapie. Il existe une tendance naturelle à créer une offre de services (un menu). Cela ne rend pas justice au fait que la meilleure thérapie est individualisée pour le client et que les meilleures sessions peuvent souvent inclure une variété de techniques, de pressions et d’interventions ponctuelles.

 

La rigidité des offres thérapeutiques crée une injustice… Le réel besoin est plutôt de personnaliser un massage pour chaque client.

 

Conclusion

 

Quels sont les inconvénients de tout cela?

 

    Les thérapeutes se blessent en essayant de répondre à des demandes inappropriées afin d’appliquer une pression maximale.

    L’importance  mise sur le travail des tissus profonds compromet la longévité des thérapeutes qui ne sont pas outillés déquatement. Ils ne peuvent pas maintenir ce niveau de pression pendant 20 à 40 séances par semaine sans s’épuiser physiquement, mentalement ou émotionnellement.

    Certains clients finissent par avoir des ecchymoses, voire des blessures, en appliquant une force excessive.

    La demande de massage des tissus profonds dénature à son tour les programmes des écoles en ce qui concerne les pressions excessives, favorise la négligence de l’art et de l’individualité alors que ceux-ci qui jouent un rôle clé dans les meilleurs massages.

J’aimerais tellement voir une volonté systématique d’éduquer le grand public, les thérapeutes, les étudiants et les employeurs sur la fausse croyance selon laquelle un bon massage doit être un massage en profondeur.

 

Fait vérifiable

 

L’information la plus importante que nous devons comprendre et promouvoir est que le changement des niveaux de tension dans le corps est causé par des changements dans le système nerveux, et non par des changements dans les tissus mous, comme indiqué dans l’article «Fascial Plasticity – A new Neurobiological Explanation (Plasticité des fascias – Une nouvelle explication neurobiologique), par Robert Schleip. (Journal of Bodywork and Movement Therapists, avril 2003.)

 

La croyance, cependant, est que les muscles se détendent plus avec plus de pression.

 

La vérité est que les muscles se détendent davantage lorsque le système nerveux leur dit de le faire.

 

Maintenant, cela implique de répondre respectueusement aux attentes conscientes du client en matière de pression – mais cela implique également le niveau de connaissance et d’habileté du thérapeute à éduquer la personne verbalement et non-verbalement par le toucher, en lui soulignant que sa capacité à relâcher sa tension intérieurement est plus efficace et plus durable que la pression externe excessive du thérapeute, essayant de maîtriser la tension avec de la pression.

 

Des correctifs possibles

 

Pour les clients: Détendez-vous! S’il vous plaît, comprenez que de vous laisser aller de l’intérieur est la meilleure chose que vous puissiez faire pour vous-même en général, et lorsque vous recevez un massage.

 

Si vous vous laissez aller de l’intérieur et que le thérapeute exerce un toucher intelligent avec juste ce qu’il faut de pression, de mouvement et d’intention, le résultat thérapeutique sera plus profond et plus durable.

 

Pour les massothérapeutes: Affinez vos connaissances anatomiques et physiologiques. Suivez une formation continue avancée ou créez un groupe d’étude pour approfondir votre enthousiasme et votre connaissance de l’anatomie.

 

Plus votre toucher est clair, moins vous aurez tendance à substituer la force à l’intelligence.

 

Étudiez davantage de techniques qui ne substituent pas la force à l’intelligence: formation de haute qualité en massage des tissues profonds et autres approches telles que Zéro balancing, le Deep Massage (méthode Lauterstein), le Shiatsu, la Polarité, l’approche Trager et le Hakomi –techniques qui, tout en travaillant au niveau structurel de façon nette, reconnaissent aussi l’importance et l’habileté de connecter le système nerveux (énergie).

 

Pour les employeurs: commencez à vous éloigner des offres de services fixes et encouragez vos massothérapeutes à répondre de manière créative aux besoins uniques de chaque client.

 

Si possible, donnez-leur suffisamment de temps pour dresser un historique significatif et discuter des besoins des clients, afin qu’ils puissent individualiser leurs sessions de manière appropriée.

 

Pour le futur

 

Aller au-delà de la conviction que «profond» signifie «efficace» et «moins profond», signifie « superficiel» contribuera à créer un avenir dans lequel les meilleurs résultats possibles de la massothérapie peuvent être obtenus –

et cela ne peut être que bénéfique pour les clients, les employeurs et les thérapeutes en massothérapie.

 

A propos de l’auteur

 

David Lauterstein est l’auteur de The Deep Massage Book: How to Combine Structure ane Energy in Bodywork (Le livre du massage profond : Comment combiner structure et énergie dans le travail corporel (Redwing Book Company, 2012) et Putting the Soul Back In Body (Ramener l’âme dans le corps) (auto-publié, 1985). Il est le cofondateur de l’école de massage Lauterstein-Conway à Austin, au Texas.

 

 

Traduction libre de https://www.massagemag.com/deep-tissue-massage-pressure-91071/

Par Sylvie Charbonneau aidée de Google

 

 

Selon un essai préliminaire, le massage du tissu conjonctif entourant le diaphragme pourrait réduire considérablement le reflux acide chez les personnes atteintes de reflux gastro-œsophagien.

Les chercheurs ont testé un type de massage, libération myofasciale (MFR) pour aider à réduire les symptômes du reflux gastro-œsophagien (RGO ).

En cette ère de résistance aux antibiotiques et de dépendance aux opioïdes, la recherche de solutions de substitution aux médicaments suscite un intérêt croissant pour les scientifiques, les médecins et le grand public.

Un groupe de chercheurs a récemment étudié un moyen sans médicament d’atténuer le reflux gastro-œsophagien (RGO), ou reflux acide.

Issus des départements de physiothérapie, de médecine et de chirurgie de l’Université CEU Cardenal Herrera de Valence en Espagne, ils ont récemment publié leurs résultats dans la revue Scientific Reports.

Les scientifiques ont concentré leur étude sur les personnes atteintes de RGO, une affection courante qui touche environ 18,1 à 27,8% des adultes aux États-Unis.

Le reflux gastro-œsophagien se produit lorsque le contenu de l’estomac, y compris l’acide gastrique, monte dans l’œsophage. Cela peut provoquer la sensation de brûlure désagréable que beaucoup de gens appellent des brûlures d’estomac.

Pour les personnes atteintes de RGO, le reflux gastro-œsophagien peut être un événement régulier qui a un impact significatif sur leur qualité de vie.

Les options de traitement actuelles impliquent généralement l’utilisation à long terme d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Bien que ces médicaments soient efficaces, ils peuvent provoquer des effets indésirables chez certaines personnes et augmenter le risque de maladie rénale chronique.

Les scientifiques impliqués dans la plus récente étude ont examiné si un type de massage appelé libération myofasciale (MFR) pouvait soulager les symptômes du RGO.

 

Qu’est ce que le Myofascial release MFR ou libération myofasciale?

Le MFR se concentre sur le fascia. Le fascia est un tissu corporel qui enveloppe toutes les structures – muscles, os, vaisseaux, organes – et qui a pour fonction de soutenir et de transmettre les tensions et les glissements entre les plans et les surfaces anatomiques. Ils sont connus pour être des structures passives de transmission des contraintes générées par l’activité musculaire ou des forces extérieures au corps.

Il a également été montré qu’ils sont capables de se contracter et d’avoir une influence sur la dynamique musculaire et que leur innervation sensitive participait à la proprioception et à la nociception.

Le MFR, cette technique est une thérapie manuelle qui consiste à appliquer au complexe myofascial un étirement de faible charge et de longue durée, destiné à rétablir la longueur optimale, à réduire la douleur et à améliorer la fonction.

Les chercheurs ont voulu comprendre si le MFR pouvait réduire le reflux gastro-œsophagien, améliorer la qualité de vie et minimiser le nombre d’IPP que les personnes devaient prendre.

Ils expliquent que l’intervention MFR qu’ils ont conçu pour utiliser dans cette étude visait à « étirer les fibres musculaires du diaphragme ».

Le diaphragme est une barrière musculaire qui sépare l’abdomen de la poitrine. Les scientifiques se sont concentrés sur le massage du fascia autour du diaphragme, car il se situe juste au-dessus de l’estomac et joue un rôle important pour empêcher l’acide de l’estomac de pénétrer dans l’œsophage.

Massage contre reflux

Pour enquêter, ils ont recruté 30 personnes souffrant de RGO, âgées de 18 à 80 ans. La moitié des participants ont reçu le MFR d’un physiothérapeute très expérimenté et l’autre moitié, une procédure factice.

Chaque participant a reçu quatre sessions de 25 minutes à une cadence de deux fois par semaine pendant deux semaines.

Au cours des séances de MFR, le thérapeute a utilisé six techniques visant le fascia du diaphragme; le traitement simulé impliquait des techniques similaires, mais le praticien n’a pas appliqué de pression sur l’aponévrose.

Les scientifiques ont évalué l’impact du MFR en utilisant trois mesures:

gravité et fréquence des symptômes de RGO, mesurées à l’aide d’un questionnaire à 12 questions

qualité de vie évaluée à l’aide d’un questionnaire de 36 questions

Utilisation des IPP, (inhibiteurs de la pompe à protons) mesurée en milligrammes de médicaments pris par les participants

Les chercheurs ont répété ces mesures avant la première session MFR, après 1 semaine de MFR et après 4 semaines (2 semaines après la dernière session MFR).

Comparativement aux membres du groupe témoins à la fin des 4 semaines, ceux du groupe expérimental présentaient une amélioration significative des symptômes et une qualité de vie auto-évaluée. De même, les participants du groupe MFR devaient prendre beaucoup moins d’IPP. Les auteurs de l’étude expliquent:

« Ces résultats préliminaires indiquent que l’application du protocole MFR que nous avons utilisé dans cette étude a permis de réduire les symptômes et l’utilisation des IPP et d’améliorer la qualité de vie des patients atteints de RGO non érosif jusqu’à 4 semaines après la fin du traitement. »

 

Limites et préoccupations

Ce n’était qu’un petit essai préliminaire. Les scientifiques devront donc étudier cet effet en utilisant beaucoup plus de participants.

Les auteurs notent aussi que leur étude ne prenait aucune mesure physique pour déterminer si le diaphragme bloquait effectivement plus efficacement l’œsophage.

Ils notent également les difficultés liées à l’étude d’une thérapie manuelle, car chaque praticien répond aux besoins du corps de chaque personne et chaque session de thérapie est différente. sur cette note, ils écrivent: « En ce sens, l’utilisation de la thérapie manuelle est en soi une limitation de l’étude. »

Un autre manque est le suivi limité; il serait intéressant de mesurer combien de temps les avantages du MFR peuvent durer.

Cependant, malgré les limites, les résultats sont encourageants. Les chercheurs avancent:

« Le traitement avec les techniques de MFR n’a pas d’effets secondaires et pourrait devenir une alternative thérapeutique ou un complément pour les patients nécessitant une utilisation prolongée des IPP ou souhaitant ou devant éviter les médicaments anti-IPP en raison de leurs éventuels effets secondaires. »

 

Que diriez-vous d’un programme de soutien et d’encadrement par des professionnels du domaine de la santé ET des professionnels de la finance qui vous permette de voyager  et d’étudier? 👀

Une belle initiative de L’École de massothérapie Shamballa et Spa de Julie Eyelom en collaboration avec L’équipe Vision 💪 et Masso-cie

 

Si vous êtes intéressé(e)s par plus d’information, manifestez-vous ci-dessous 👇 et vous recevrez par courriel les directives pour avoir tous les détails https://www.ecole-de-massotherapie.com/programme-voyage-etudes-vision-massolution/

 

 

Développer sa capacité à sentir? Ça fait du bien!

Invitation de Nadine Gharios de psyKo-yoga pour votre croissance personnelle.

Il m’arrive de demander à mes clients:

« comment vous sentez-vous par rapport à cette situation inconfortable? “ et d’avoir comme réponse :  » je sens qu’il faut que je règle cette situation vite”,  « je sens qu’il faut que je contrôle mes pensées », …

Ces réponses sont plus une action, un moyen pour régler la situation basé sur un processus mental extérieur propre à chacun et à son histoire. Ceci ne reflète pas les émotions ou les sensations que cette personne vit en lien avec la situation qui peuvent être: « je m’inquiète de”, « je me sens insécure », … 

Pour toute sorte de raison ( peur de se ce qu’on sent, plaire aux attentes, il faut être fort, il faut être performant pour réussir ….), on perd notre connection avec notre ressenti très jeune;  en d’autres termes on devient moins connectés à soi-même et à ce qu’on ressent. 

Être en mesure de ressentir ce qu’on vit dans une situation nous offre plus de possibilités de mieux aller ainsi que  de mieux nous gérer.

C’est vraiment très difficile de contrôler nos pensées quand on ne se sent pas bien, je peux me dire 1000 fois « il faut que je me calme », ça ne veut pas dire que je serais en mesure de le faire. Mettre le point sur ce qui m’insécurise – j’ai peur de rester seule – permet de trouver des moyens pour les gérer.

Alors comment peut-on développer la capacité de ressentir?

Nous ne ressentons pas que des émotions! Nous ressentons aussi des sensations physiques. Pour ressentir l’un ou l’autre, ce sont pratiquement les mêmes processus qui sont en cause. Il est donc possible de s’entraîner à ressentir nos émotions en se servant de nos sensations physiques.

Comment faire?

  1. Prenez un instant pour porter votre attention sur votre main droite.
  2. Constatez simplement ce qui s’y passe (chaleur, froid, picotement, élancement, etc.).
  3. Prenez 5 minutes pour sentir cette sensation. 
    (Si vous trouvez ces 5 minutes trop longues, vous pouvez commencer avec 2 et augmenter graduellement aux prochaines séances d’entraînement!)

Attention! Les pièges à éviter:

  1. Chercher à ressentir une autre sensation que celle qui est présente.
  2. Tenter de décrire en détail vos sensations plutôt que les sentir simplement.
  3. Essayer d’expliquer pourquoi vous sentez telle sensation.
  4. Bouger votre main pour sentir autre chose.

Vous pouvez varier vos séances d’entraînement en changeant la partie de votre corps à chaque fois! 

Plus vous ferez cet exercice régulièrement, plus il vous sera facile de le faire. Vous pouvez le faire tout les jours! 5 minutes par jours pour devenir plus habile à ressentir ses émotions… Ça vaut le coup d’essayer!

Lorsque vous voudrez faire le saut des sensations physiques aux émotions, il suffit de suivre les mêmes étapes et d’être attentif au mêmes gestes.

*exercices du coffre d’outils redpsy

 

 

Toujours passionnée par la vie de mes collègues et à l’affût de solutions pour affronter mon lot de défis quotidiens, je prends part à une dizaine de groupes sur notre métier partout dans le monde. 


Je vous partage la traduction de ce texte, que j’ai trouvé sur un groupe aux États-Unis, car il est authentique et fort utile comme réflexion sur notre métier. Que ce soit pour prendre une décision d’affaires ou pour respecter nos propres limites, je remarque plus que jamais, qu’il est important de mettre un cadre à notre pratique; c’est ce qui fait que nous aimons encore accueillir des clients années après années.
 
Après une carrière de 7 ans Sarah a décidé de se retirer de la pratique. Ce qu’elle nous dit de son expérience peut-il nous nous aider à mieux en vivre? 

« Je ferme mon cabinet loué après 7 ans de pratique.

 
Pour ceux qui sont plus nouveaux dans le métier, laissez-moi vous donner ces quelques conseils basés sur mon expérience.
 
1. Il est important de ne pas déprécier votre travail. Vous travaillez fort et méritez d’être bien payés pour cela. Bien souvent si vous le faites une fois, les clients s’y attendront à chaque fois.
2. Restez à l’écart des offres Groupon, Spa Week (marketing payant) et Yelp. Les clients que vous obtiendrez n’utiliseront que rarement votre service à tarif normal et ne viendront souvent qu’une fois ou quand ils pourront obtenir un autre rabais du même genre.
3. Si possible ne faites pas de forfaits prépayés, à moins que le client ne réserve les services à l’avance ou ne vienne régulièrement. Vous n’avez pas besoin que quelqu’un revienne après plusieurs années pour vous demander de respecter un ancien prix. Plutôt, mettez une date limite au tarif en usage pour le forfait. Jai passé 4 semaines à essayer d’honorer les soins prépayés avec un marketing de masse à rabais; la plupart dataient de plus d’un an car j’ai manqué de vigilance pour les rappels. Je ne pouvais accueillir tout le monde et cela m’a demandé beaucoup physiquement et moralement.
4. Il est aussi important de ne pas prendre tout le monde comme client. Si une relation client ne vous convient pas, dites-le. L’énergie perdue sur certains ne peut jamais être pleinement récupérée.
5. Gardez de bons dossiers. Vous serez surpris combien ils vous seront utiles, voire inestimables.
6. Maintenez des rapports positifs avec d’autres thérapeutes ou entreprises de massage autour de vous. Je constate cela parce que j’ai toujours été optimiste et que beaucoup m’entourent et m’aident en ce moment à faciliter ma transition, ce qui fait que je me sens bénie!
7. Écoutez et prenez conseil auprès des plus expérimentés. J’ai commis beaucoup d’erreurs au fil des ans et j’ai vu tant d’autres en faire, j’ai essayé d’aider quand je pouvais et j’ai pu observer aussi plusieurs échouer et devenir blasés par l’industrie en s’isolant. Cherchez de l’aide! 
8. Continuez à apprendre. Peu importe depuis combien de temps vous faites ce métier, il y a toujours plus à apprendre et plus de façons de grandir, d’aider vos clients. Si vous stagnez, vous paierez pour cela plus tard.
9. Observez les tendances, lisez les nouvelles dans votre métier.  Certaines techniques de massage connaissent une popularité croissante, tout comme les huiles et baumes et certains accessoires. Continuez à vous améliorer et à découvrir ce qui aide vos clients.
10. Toujours, toujours, toujours rester fidèle à vous-même. Prenez des pauses, des vacances, passez du temps avec ceux qui comptent dans votre vie. Gardez un équilibre. Le temps est si précieux et ne sacrifiez pas un moment important pour accommoder un client.
 
Je suis tout de même un peu triste de cette fermeture. J’ai été autonome toutes ces années et j’ai rencontré des propriétaires d’autres entreprises, puis recommandé personnellement celles avec lesquelles j’avais eu de bons contacts. Je leur ai donné à tous ce dont ils ont eu besoin pour un.meilleur service, l’équipement, les approches les plus populaires, les fournitures qui les aident à réussir, etc. Je n’ai pas hésité à faire ce qu’il fallait pour m’améliorer. Je ne regrette pas ma façon de faire.
 
Pour moi, après des années dans un endroit, en commençant par travailler dans un gymnase, puis ensuite à louer un local afin de posséder mon propre centre, j’ai fait le tour comme on dit. Je ne veux maintenant que travailler pour mes proches et avec un horaire très limité; cela sera suffisant pour moi dorénavant. Je serai toujours là pour offrir un soutien et des conseils. 
Bonne chance à tous, Sarah »
 
Claude-Lucie Gagnon 
Communications et événements
RMS-Rassemblement des masso’s et Kinésithérapeutes pour la Santé 

 

Où les infirmières, les médecins et les massothérapeutes et réflexologues obtiennent-ils leurs informations sur le cancer?

Bien que les médecins, les infirmières en oncologie et les thérapeutes complémentaires disposent tous de méthodes et de ressources légèrement différentes pour rechercher des informations, la majorité de ces professionnels se tournent vers la littérature factuelle, selon une étude récente menée en Norvège et publiée dans BMC Health Services Research.1

L’équipe, composée de chercheurs de l’Université arctique de Norvège et de l’École de médecine Wake Forest du département d’épidémiologie et de prévention de la Division des services de santé publique, a cherché à comparer la manière dont les prestataires de soins de santé conventionnels (oncologues, infirmiers en oncologie et médecins de famille) Les thérapeutes (acupuncteurs, réflexologues et massothérapeutes) recherchent des informations sur les traitements anticancéreux conventionnels et complémentaires.

«Pour fournir des soins sûrs contre le cancer, il est important que les conseils sur les modalités complémentaires reposent sur des évaluations actuelles et basées sur des preuves», ont écrit les auteurs de l’étude.

Au total, 466 professionnels de la santé ont rempli des questionnaires comportant 7 thèmes: inclusion, communication, risque en pratique clinique, perception des modalités de traitement complémentaires et conventionnelles, recherche d’informations sur les thérapies complémentaires et la médecine conventionnelle, démographie et pratique clinique ou hospitalière.

Dans les questions sur les sources d’information, les questionnaires fournissaient 3 catégories de réponses possibles: littérature fondée sur des preuves, comprenant des lignes directrices, des bases de données médicales, des ressources en ligne, des conférences / séminaires professionnels et des associations professionnelles; littérature non factuelle, comprenant la famille et les amis, les médias et les centres ou organisations de lutte contre le cancer; et collègues.

«En général, chaque groupe professionnel a recherché des informations factuelles sur le traitement anticancéreux conventionnel et complémentaire au-delà des informations potentiellement non factuelles et des informations émanant de collègues», ont écrit les auteurs de l’étude.

Les médecins (96%; n = 137) étaient les plus susceptibles de collecter des informations à partir de la littérature factuelle – principalement des directives de pratique – suivis des infirmières en oncologie (81%; n = 72), des acupuncteurs (79%; n = 119), des réflexologues (54%; n = 19) et des massothérapeutes (54%; n = 44).

Cependant, la majorité des infirmières (70%) ont également déclaré avoir rassemblé des informations dans des publications non fondées sur des preuves, suivies par les acupuncteurs (69%), les massothérapeutes (51%), les réflexologues (43%) et les médecins (37%). .

Plus de la moitié des médecins (58%) ont déclaré avoir demandé des informations à leurs collègues, tandis que 64% des infirmières ont indiqué qu’ils en faisaient autant.

Les chercheurs ont souligné qu’il était important que les prestataires de soins de santé pratiquent une médecine fondée sur des preuves, définie comme «l’utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse des meilleures preuves actuelles pour la prise de décisions concernant les soins à apporter à chaque patient. Cela signifie intégrer l’expérience clinique individuelle avec les meilleures preuves cliniques externes disponibles issues de la recherche systématique. »2

Les chercheurs ont noté qu’il était important que les conseils sur les modalités complémentaires s’appuient sur les évaluations actuelles fondées sur des preuves pour fournir des soins sûrs contre le cancer, ajoutant que leur étude « démontre que depuis que le terme médecine basée sur des preuves a été introduit pour la première fois en 1991, l’approche s’est développée les fournisseurs conventionnels et complémentaires utilisent cette approche pour rechercher des informations. « 

Références: 
 https://bmchealthservres.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12913-018-3674-9
Stub T., Quandt SA, Arcury TA, et al. Traitements anticancéreux conventionnels et complémentaires: Où les prestataires conventionnels et complémentaires cherchent-ils des informations sur ces modalités? BMC Health Services Research. 2018; 18: 854; doi: 10,1186 / s12913-018-36749.
Sackett DL, WR Rosenberg, Gray AM et al. Médecine fondée sur des preuves: qu’est-ce que c’est et qu’est-ce qui ne l’est pas? BMJ. 1996; 312; doi: 10,116 / bmj .317023,71.

Texte original anglais de BRIELLE BENYON

 

 

Une belle rencontre animée par la masso’preneur Catherine Larouche s’est déroulée le 30 janvier 2019 à St-Eustache, avec plusieurs collègues, pour échanger sur les défis, succès, et enjeux du métier de massothérapeutes. Étaient présents, Joel DeGranpré, Sonya Bélanger, Dominique Gervais, Kathie Sweeney, Claude Desjardins, Nancy Giroux, Josiane Goyette et Catherine Larouche.

Des partages et échanges qui ont suscité chez les participants, le désir et la motivation d’entreprendre différentes actions pour amener leur pratique à un niveau supérieur. Ils ont notamment permis d’identifier l’importance de :

  • Constamment être en mode « formation » , que ce soit via la formation continue ou en étant en contact avec d’autres massothérapeutes
  • Établir des objectifs mesurables.
  • Relancer et fidéliser les clients existants; de quelles façon et à quelle fréquence;
  • Créer une offre de service qui va au-delà des prix; les petits plus qui font la différence;
  • Assurer une présence et une image de qualité sur Internet; notamment le site web et la page Facebook, des portes d’entrées incontournables en 2019;
  • Cibler de nouveaux moyens pour y parvenir; les outils de géolocalisation pour les services de proximité, les plateformes de prise de rendez-vous, les logiciels de création de contenu.

Tous ces échanges ont permis de relever l’importance et la force de la collaboration et de l’entraide dans le milieu de la massothérapie.

Catherine a décidé de réitérer bientôt la formule en ce qu’elle permet d’avancer ensemble vers des objectifs communs et individuels de manière accélérée.   Ces rencontres prendront différentes formes, notamment des ateliers pratique tel que:

  • Mini-séances photos professionnelles; permettant à chaque massothérapeute présents d’avoir des photos professionnelles à moindre coût.
  • Formation et échange sur la création de contenu. Quoi présenter sur ses réseaux sociaux et les différents outils de création de contenu.

L’expérience des uns permet à l’autre d’éviter écueils, de franchir des obstacles et prévenir des embûches tout en comprenant les étapes qui apportent des résultats concrets dans la pratique du métier. Voici quelques sujets abordés cette fois-ci. Surveillez les prochaines rencontres de Catherine, toujours diffusées sur le réseau bien-être de la Francophonie Masso-cie!

Dans cet article de L’express sur ces nouveaux accessoires que sont les Rollers on dit  « Ils accélèrent la micro-circulation et chassent les toxines, précise Lanqi, la fondatrice des trois spas parisiens éponymes. En suivant les points d’acupression situés sur le visage, ces massages ont un effet anti-âge et drainant. Les poches sont réduites, les traits lissés, et la peau est plus douce. » 

Selon une étude Japonaise

Un massage facial avec un rouleau  (roller) peut augmenter le flux sanguin cutané pendant plus de dix minutes après le massage. Selon une étude réalisée par des chercheurs au Japon, il pourrait également améliorer la vasodilatation – l’élargissement des vaisseaux sanguins – à long terme.

Les experts en beauté en raffolent, et des millions d’entre nous les achètent, mais que disent  les scientifiques des rouleaux de massage du visage? Jusqu’à présent, peu d’études ont étudié les effets de l’utilisation des rouleaux de massage du visage au fil du temps.

Pour remédier à cette lacune, Naoyuki Hayashi de l’Institut des arts libéraux de l’Institut de technologie de Tokyo (Tokyo Tech) et ses collègues de la Tokyo Healthcare University et du Centre de recherche et de développement (MTG Co. Ltd.) ont mené des expériences à court et à long termeavec la  participation de volontaires masculins et féminins en bonne santé afin d’ examiner les effets de l’utilisation d’un rouleau de massage sur la peau du visage en évaluant le débit sanguin.

Dans l’expérience à court terme, même un massage de cinq minutes a montré qu’il peut augmenter de manière significative le flux sanguin de la peau du visage dans la joue massée, avec un changement relatif pouvant aller jusqu’à environ 25% de plus. La visualisation de la modification du débit sanguin a été réalisée à l’aide d’une technique non invasive, par granularité laser

Un résultat surprenant a été la durée de l’effet immédiatement après le massage de cinq minutes. « L’augmentation du débit sanguin cutané après l’application du rouleau de massage a persisté beaucoup plus longtemps que prévu », ont indiqué les chercheurs dans leur étude publiée dans Complementary Therapies in Medicine. « La stimulation mécanique à court terme par un rouleau de massage facial a augmenté le flux sanguin cutané pendant plus de dix minutes uniquement dans la joue massée. »

Dans le cadre d’une expérience à long terme, les chercheurs ont examiné les effets d’un massage quotidien sur la joue droite sur une période de cinq semaines. Ils ont également examiné la réactivité des vaisseaux sanguins du visage à un stimulus thermique, impliquant l’application d’une sonde chauffante réglée à 40 ° C, afin de vérifier si la réponse de dilatation vasculaire avait changé.

Les résultats de l’étude à long terme suggèrent que l’utilisation d’un rouleau améliore la réponse du flux sanguin, ou réponse dite vasodilatatrice, à la stimulation thermique. Une explication à cela pourrait être que les cellules endothéliales dans la zone massée produisent plus d’oxyde nitrique, qui est connu pour être un puissant vasodilatateur.

Quel est l’impact sur le système lymphatique des cellules du visage, du transport des molécules et des échanges métaboliques au niveau du derme, autant d’études à venir!

Source :

données fournies par le Tokyo Institute of Technology.

traduction de l’article original https://www.sciencedaily.com/releases/2018/11/181109101446.htm

 

 

Ce que veut dire être en première ligne de la Santé pour la population en 2019

Comme thérapeutes manuels, nous rencontrons beaucoup de gens qui présentent des problèmes variés. Certains d’entre nous qui œuvrent à temps plein, voient autour de 500 personnes par an. Avec le ralentissement et la baisse des services médicaux, l’accès aux médecins étant rendu problématique, plusieurs viendront vers nous en quête de réponse ou du moins, d’une direction à prendre. Il est important de considérer notre rôle d’orientation thérapeutique comme une facette de notre profession.

En tout premier lieu, j’aimerais dire que l’écoute, la présence et la compréhension face aux problématiques vécues par les clients, leur souffrance et leurs craintes, sont les qualités qui nous définissent et qui nous placent dans une position privilégiée. En effet, aujourd’hui qui prend le temps de se pencher sur le cas d’une personne? Nous savons certaines choses, mais pas tout. Et plus souvent qu’autrement, tout le monde est pressé par le temps et les quotas à remplir. Dans ce contexte, il est clair que c’est en commun que nous pouvons aider ceux qui nous consultent. 

N’oublions jamais que l’expérience des uns est complémentaire et c’est sur cela que la médecine de demain devra se fonder. Aussi en étant à l’écoute des solutions, nous pouvons recevoir de l’information privilégiée sur les alternatives et les meilleurs praticiens et médecins dans tous les domaines. Un client qui a eu une problématique et qui a consulté avec succès nous en parlera probablement, surtout si nous nous y intéressons. Nous agrandissons de cette manière notre réseau afin d’inclure des ressources utiles et aider la population, qui est aux prises avec un système de santé en pleine crise.

Personnellement, j’aime beaucoup écouter les expériences de mes clients et aussi de mes collègues, car ensemble, nous formons un réseau aidant. 

Je vous encourage à prendre le temps d’écouter et de noter les faits vécus qui vous sont partagés; ils nous sont utiles à tous. Merci de vos partages et commentaires, qui accroissent notre don et notre savoir.

Claude-Lucie Gagnon 
Massothérapeute agréée

Direction et événements,
RMS-Rassemblement des masso’s et Kinésithérapeutes pour la Santé